Trois mots me viennent immédiatement à l'esprit: plus jamais ça.

Tout d'abord, passons sur l'installeur, dont la qualité de merde n'est plus à démontrer, même les debianeux les plus convaincus le reconnaissent. Une fois le bousin installé, on se retrouve avec une gentille distib basée sur un noyau 2.2.20. Je savais que debian c'est pas du bleeding-edge, mais y'a des limites quand même non ? Bref, comme on peut le supposer, tous les logiciels fournis avec la woody sont complétement périmés: Gnome 1.4 par exemple, le reste j'ai même pas regardé par peur de déprimer. Pas de module emu10k1 compilé non plus, non non, ce serait trop simple sinon. Qu'à cela ne tienne, après une compilation de kernel rapide histoire d'avoir du son, passons en testing (non, ce n'est pas la même chose que sarge me souffle-t-on à l'oreillette, encore un des grands mystères mystèrieux de debian pour les nouveaux venus: les noms des versions). Je modifie donc mon /etc/apt/sources.list, et routa, hue la marie, dist-upgrade moi tout ça.

Bon là je passe sur les 40h de download, c'est ça d'être en RTC.

Viens le moment tant attendu de la fin du download (j'avais lancé un apt-get -d dist-upgrade sur les conseils d'un ami). Je relance donc mon apt-get dist-upgrade (qui est devenu depuis aptdistupgrade grâce a un astucieux alias) pour monitorer l'upgrade en live. Quelques petites couilles, mais rien de bien important, tout se passe globalement bien. Comme de bien entendu, la chose ne met pas le noyau à jour, me voilà donc à télécharger les ~40Mo du 2.4.26, 3h de download, cela fait 1 jour et demi que j'ai commencé l'install de debian. Noyau téléchargé, compilons. Après quelques embrouilles sur la compilation du noyau (pas les bons modules toussa, mais bon ça c'est mea culpa), me voilà avec un système enfin fonctionnel. Il est 22h57, j'ai commencé l'install hier matin.

Debian \o/

Bon ceci dit, apt-get, debconf et tout, ça rox vraiment bien, y'a pas à dire.